Bonjour tout le monde,
Voici le cas d'un client qui a voulu rester anonyme. Je le remercie pour son témoignage d'application très perspicace de l'EFT.
Je vous embrasse, Gary
Il s'agit d'un profane qui n'a pas étudié le cours mais qui a appris la technique EFT de Jack Rowe :
Je travaillais des problèmes de jalousie dont la colère était l'une des émotions dominantes. J'avais des difficultés à l'éliminer complètement, n'arrivant à diminuer l'intensité que jusqu'à 3-4/10, mais pas plus bas. J'ai alors réalisé que la colère était un mécanisme de défense pour me protéger de la douleur.
Cette douleur étant d'être blessé par le fait que quelqu'un que j'aime pourrait (potentiellement) aimer ou montrer de l'affection à un rival. Ce sentiment reposait sur la peur qu'on me vole cette personne.
J'ai traité la blessure et la peur d'être blessé et je suis descendu à zéro, y compris pour d'autres aspects connexes au problème. Alors j'ai pu clarifier la colère parce qu'une partie de moi n'avait plus peur qu'une fois la colère résolue, je sois toujours vulnérable à la souffrance. Maintenant que j'étais protégé contre la douleur, la colère pouvait être libérée.
Dans ma vie, la colère monte quand je me sens attaqué dans mon ego, quand je perds quelque chose (un être aimé, mon estime de moi, des possessions) ou quand j'ai peur qu'un de ces événements m'arrive.
Je pense que c'est important pour moi de traiter d'abord l'émotion sous-jacente à la colère puisque cette dernière a pour but de me protéger de la souffrance. Je ne sais pas si ce que j'explique peut aider d'autres personnes mais en tous cas, cela semble être très efficace pour moi.
Deuxième cas
Ce cas succinct de Raul Vergini, MD, Italie, illustre deux points importants :
(1) Comment l'EFT fait remonter des émotions profondes, ce qui augmente la qualité du travailPar Raul Vergini, MD
(2) Comment la formulation énergique "Dites ce que vous sentez" peut apporter des résultats, au lieu de rester bloqué.
Il y a quelques jours, j'ai eu une bonne démonstration de l'importance d'utiliser la bonne "formulation" en EFT. Je vous en fais part, cela peut vous intéresser.
J'ai rencontré une femme avec une "alopécie" totale (perte de cheveux), depuis 20 ans. Lorsque je lui ai demandé s'il y avait des problèmes émotionnels sous-jacents à son alopécie, elle me répondit que son mari et elle vivaient avec le père de son mari. Elle se sentait très en colère et humiliée du fait que son beau-père lui avait dit qu'il ne voulait pas qu'elle vive dans sa maison, dans ces conditions c-à-d chauve. Il lui offrit même de l'argent pour qu'elle parte. Bien sûr, elle ne partit pas mais les relations avec ses beaux-parents restèrent tendues.
Nous avons travaillé en EFT sur cette colère qui descendit facilement de 6 à 0. C'est alors qu'elle me dit qu'il y avait une autre colère et une autre humiliation qui étaient remontées, qui n'étaient pas aussi évidentes, auparavant.
Gary : Cette "nouvelle émotion" qui remonte est un fait qui survient souvent avec l'EFT car cela dégage les émotions en surface pour laisser émerger alors d'autres émotions plus profondes.
Dr. Vergini : Elle était également très en colère contre son mari car il était "du côté de son père" (il ne lui avait pas dit de partir mais il lui avait dit qu'il n'était pas du tout heureux d'avoir une femme chauve.
Sa colère était maintenant à 8/10 et on tapota :
Même si mon mari, il y a 20 ans, m'a dit...La colère descendit à 6/10 après un tour d'EFT. Ensuite nous avons fait quelques tours de plus avec la phrase de rappel "ce reste de colère", mais sans résultat. Elle restait à 6/10. Nous avons alors essayé le problème de l'humiliation, elle restait à 6/10. Je lui demandai s'il y avaient d'autres aspects qui remontaient, elle me répondit non.
C'est alors que je lui ai dit que peut-être quelque chose n'était pas bon dans la manière de formuler et j'ajoutai, vous devez dire ce que vous sentez et ne pas dire des mots "polis" si vous pensez des choses "impolies". Elle comprit et changea la phrase en :
"Même si cet imbécile m'a dit, il y a 20 ansÉ.." Bingo !Après seulement un tour d'EFT raccourci, l'intensité descendit à 2 et un autre tour la fit descendre à 0.
Grande satisfaction et grande leçon. Parfois, il est nécessaire de "dire les choses telles qu'elles sont" avec nos mots.
Raul Vergini, MD
Italie
Troisième cas
Bonjour tout le monde,
Lori Lorenz nous donne un aperçu en profondeur d'un cas de colère extrême où son client avait des pulsions aux "explosions". Devant des situations stressantes, il avait peur de "déchirer sa chemise ou de se déshabiller rageusement ou encore de commencer à jeter les objets en hurlant de manière incontrôlable".
Ce message a une valeur particulière car Lori expose ses formulations ainsi que d'autres détails du processus. Vous remarquerez son utilisation remarquable dans la formulation créative des phrases.
Cela est démontré en détails sur nos vidéos "Comment devenir le thérapeute ultime".
Cette session a été entièrement réalisée au téléphone.
Paix à tous, Gary
Cher Gary et la liste des membres,
J'ai eu un client ("Tim") qui m'a demandé une session par téléphone. Cet homme ne pouvait plus travailler depuis cinq ans à cause d'extrêmes attaques de panique (bien que probablement il s'agissait plus précisément d'attaques de colère). Aucune des innombrables sessions avec des thérapeutes de démarches thérapeutiques différentes, y compris certaines thérapies méridiennes/énergétiques, n'aboutirent à résoudre son problème.
Aujourd'hui Tim, dans le début de la quarantaine, avait derrière lui une carrière épanouie, brutalement arrêtée par sa peur qu'il allait "exploser" soit quand il était seul ou en public. La compagnie d'un ami ou de sa partenaire était la seule chose qui lui permettait de rester calme. Tim était terrifié qu'en situations stressantes, il allait déchirer sa chemise ou se déshabiller rageusement ou encore commencer à jeter des objets en hurlant de manière incontrôlable. Par prudence, il avait toujours sur lui des vêtements de rechange. Il ne savait pas si c'était la rage elle-même ou la peur de se comporter comme un insensé qui l'obligeait à être toujours accompagné par sa partenaire ou par un ami "babysitter".
Deux mois auparavant, nous avons eu une session EFT pour trouver des stratégies car il commençait un nouveau travail. Comme cela réussissait, Tim se sentait prêt pour aborder les problèmes sous-jacents à son inguérissable pulsion à exploser.
En parlant ensemble, Tim réalisa que dans ses "explosions", il agissait comme sa mère abusive, coléreuse et imprévisible sauf qu'ici c'était son propre comportement qu'il ne pouvait ni prévoir ni contrôler. En une session Tim fut capable de résoudre (1) sa peur et sa rage contre sa mère (2) l'horreur de voir son père frapper sa mère soi-disant pour qu'elle cesse de hurler et enfin (3) de pouvoir rire avec soulagement de ce qui, autrefois, était si traumatisant.
Ce qui suit est le contenu, le plus précis possible, des problèmes couverts par notre travail de formulation des phrases. Parfois la formulation se faisait librement et rapidement, changeant à chaque ligne, ce qui rendait ce travail vivant et aboutissait rapidement aux aspects du problème. Nous avons tapoté des tours généraux complets simples sans le point de gamme.
Lori : Essayez d'imaginer votre mère et voyez ce que vous sentez
Tim : Je sens une pression, une colère dans le creux de l'estomac (tapoté : cette colère contre ma mère)
Lori : Que sentez-vous maintenant ?
Tim : Je sens du chagrin envers moi parce que j'ai dû voir tout ça ... et du chagrin pour elle. Je lui ai pardonné alors pourquoi ai-je encore cette sensation à l'estomac ?
Lori : Je ne sais pas mais essayons un tour d'EFT.
Même si je lui ai pardonné, je peux encore avoir cette colère qui a besoin qu'on s'en occupe (tapoté : cette colère contre ma mère)Tim :La sensation dans le creux de mon estomac est partie mais je la sens maintenant en-dessous de ma gorge - il y a encore de la colère
Je demandai à Tim l'intensité de sa colère en commençant et maintenant. Elle était entre 7-8 au départ dans l'estomac mais cela avait disparu. Maintenant l'intensité était de 5 dans la gorge. On répéta les mêmes phrases pendant un tour et la colère dans la gorge disparut.
Tim :Je sens encore la colère mais maintenant elle est dans le devant de ma tête - le front. C'est comme si ma tête veut éclater pour se débarrasser de cette négativité. Je veux la sortir sur qui que ce soit qui est autour de moi. Je pourrais hurler. Je sens une pression à l'intérieur, une colère.
Lori : ...toutes ces années à étouffer cette colère contre votre mère ? Est-ce comme si cette colère veut exploser juste comme la sienne explosait ?
Tim : Oui !
Même si je sens cette pression de colère dans ma tête...Toutes ces phrases ont été tapotées sur le Point de Karaté.
Même si j'ai étouffé cette colère et qu'elle veut exploser...
Même si je pourrais hurler...
Tim : J'ai l'impression que je me sens plus apaisé et crispé de faire remonter le passé. Je n'ai pas fait cela depuis longtemps. Cela me tourmente d'une triste manière. Si on n'avait pas été élevé de cette manière, j'aurais été différent. Je suis désolé pour elle et plus encore pour moi - j'ai perdu cinq ans de ma vie.
Même si je suis affligé de cette perte de temps et de la perte de mon enfance à cause de la maladie et de la rage de ma mère...Tim : Je me sens plus léger. La pression dans ma tête a disparu. Il n'y a plus de pression nulle part.
Lori : OK. Testons notre travail. Imaginez-là tirant vos cheveux, ses reproches, vous disant qu'elle souhaite que vous soyez écrasé par une voiture ou que vous vous étranglez avec votre nourriture.
Tim : Je sens de la haine quand je me rappelle sa manière de faire ces choses. (C'était difficile pour Tim de sentir ces émotions auparavant - il semblait les juger inacceptables pour sa conscience. Maintenant, il pouvait y accéder et donc les dégager).
Même si je sens cette haine quand je me rappelle comment elle ...(nous avons passé en revue la liste et tapoté "cette haine envers ma mère").Tim : Les larmes coulent le long de mes joues - quel chagrin - on a tous traversé ça y compris ma grand-mère. C'était une tragédie. Tout le monde a souffert de cet enfer. Papa battait maman avec ses poings, elle avait des écchymoses, elle était au sol et hurlait, la bave aux coins de la bouche - rien ne la faisait taire. Nous, enfants, on criait " s'il-te-plaît m'man tais-toi, tais-toi !". Et cela pendant dix-huit ans.
Lori : (tout doucement) OK Tim visualise les coups, la bave, les bleus.
Tim : Je veux hurler - comme je le faisais autrefois.
Même si la seule chose qu'on pouvait faire c'était de hurler " tais-toi m'man" et papa la frappait, elle était blessée et bavait et je pleurais et j'étais en même temps en colère.(tapoté : "Tais-toi m'man, tais-toi !")(Un apaisement se sentait, même pendant les tapotements et puis progressivement tout au long des tours EFT. Exprimer l'inexprimable semblait produire un immense soulagement pour Tim, il semblait que c'était important de parler de tout cela en tapotant.)
Tim : Je suis heureux, c'est fini, je ne vais plus jamais avoir à entendre ça. Les souvenirs sont là mais je ne vais plus jamais devoir traverser ça. J'ai une sensation de soulagement... et je suis un peu nerveux. J'ai sorti tout ça et je suis soulagé de l'avoir fait - et cela n'a pas eu autant d'impact sur moi que dans le passé.
Lori : Qu'est-ce qui vous rend nerveux ?
Tim : Je suis un peu effrayé d'avoir sorti tout cela.
Lori : Est-ce comme si vous aviez trahi les secrets de famille ? Comme si vous pourriez être puni de cela ?
Tim : Oui.
Même si je risque d'être puni d'avoir trahi les secrets de famille - la folie de maman...Tim : Je me sens très apaisé (rire et soupir). C'est comme si toutes ces choses négatives sont en train de se dissoudre.
Même si je raconte les secrets de la famille... (tapoté : Je raconte les secrets de la famille)
Lori : Faites quelques respirations profondes et profitez de l'apaisement.
Tim : Je sens que j'ai sommeil, je suis calme, je flotte quand je ferme les yeux, c'est génial !
Je lui demandai si on vérifiait notre travail ou si on arrêtait là. Tim voulut continuer.
Lori : Alors imaginez de nouveau votre mère et on vérifie notre travail. Imaginez-la qui jette les objets.
Tim : J'avais un tourne-disques stéréo multibandes, sur ma table et j'adorais écouter la musique des années 1970. J'avais gagné l'argent pour l'acheter et j'adorais ma musique - elle me calmait. Ma mère est entrée dans ma chambre, prit mon tourne-disques et le fit rebondir sur la table jusqu'à ce qu'il soit en morceaux, puis elle coupa le contact et m'ordonna de faire des besognes. Elle voulait détruire mon plaisir, quelque chose qui m'appartenait.
Lori : Comment vous sentez-vous maintenant en pensant à cela ?
Tim : Cela me dérange juste un peu - elle a détruit quelque chose à moi. Je sens cela dans ma poitrine et mes bras - dans les muscles utilisés pour détruire les choses, arracher les chemises et jeter les objets.
Lori : Les mêmes muscles qu'elle utilisait pour détruire vos objets ?
Tim : Oui.
Même si elle détruisait mes objets et je sens cette pression dans mes muscles pour faire la même chose (tapoté : casser les objets exactement comme elle)Lori : Imaginez de nouveau cet incident.
Tim : Cela me dérange dans le sens où elle a démoli quelque chose qui m'appartenait car j'ai travaillé dur pour acheter cette stéréo.
Lori : Que sentez-vous maintenant ?
Tim : Colère et frustration - j'avais envie de faire rebondir sa tête sur la table et j'ai dû me retenir. J'aimais tant cette stéréo.
Même si je sens de la colère et de la frustration qu'elle a fait rebondir ma stéréo et je voulais faire rebondir sa tête à la place - j'aimais cette stéréo... (tapoté : elle a fait rebondir ma stéréo)Tim : Cela ne me dérange plus d'y repenser. Il n'y a plus de sensations physiques. Cela fait du bien d'avoir dit ces mots.
Lori : Imaginez maintenant papa qui frappe maman.
Tim : Cela ne me touche plus. Il n'y a pas de signaux de mon corps. Quand j'imagine papa frappant maman, par terre et bavant...non, il n'y a réellement pas de réaction.
Lori : Quelle est l'intensité de 0 à 10 ?
Tim : Zéro.
On a tapoté quelques autres souvenirs de violence ou d'abus de l'enfance de Tim et l'intensité de chaque souvenir descendit à zéro, à la grande surprise de Tim. L'un d'eux était la maman qui frappa les enfants avec une cuillère en bois parce qu'ils ne pouvaient pas citer la Bible parfaitement, ce qui était drôle dans son hypocrisie et Tim finit par en rire.
Lori : Vérifions encore. Pensez que vous arrachez votre chemise.
Tim : C'est si facile à faire. J'ai peur que je vais le faire, je peux le faire.
Lori : Essayez d'imaginer maman avec la stéréo
Tim : Je sens une petite pulsion à faire cela.
Lori : Quelle intensité ?
Tim : >3 ou 4.
Même si elle devait faire ça, mes muscles veulent rebondir sur quelque chose aussi - mes muscles veulent... (tapoté : mes muscles)
Tim : Il reste une tendance à DETRUIRE des objets.
Même si je sens une pulsion à détruire des objets pour décharger cette pression de colère qui s'accumule en moi (tapoté : détruire des choses)
Tim : (rire) Nom d'un chien, c'est bon, je peux en rire. Je peux regarder autour de moi et cela ne me dérange plus. C'est parti ! Woaw c'est curieux ! C'est la même réaction que les gens ont sur les vidéos. Je me sens si bien !
C'est ce que j'aime avec ce travail ! A propos, j'ai eu un suivi avec Tim, deux semaines plus tard, et il n'avait plus ses réactions explosives d'avant. Toutefois il était inquiet d'avoir encore ces réactions et me demanda un autre rendez-vous. Soit il y a encore du travail à faire avec Tim, soit il a tout simplement peur que sa peur revienne.
Quoi que ce soit c'est probablement à tapoter.
Paix à tous
Lori Lorenz, MA