Gary : Bien que Sarah ne soit pas une thérapeute professionnelle, elle est, selon moi, l'une des praticiennes EFT les plus compétentes que je connaisse. J'aimerais bien pouvoir vous dévoiler son véritable nom et vous donner son adresse électronique, parce que je suis persuadé que plusieurs aimeraient partager les riches connaissances de cette personne autodidacte, remplie de compassion et de tendresse, qui est devenue praticienne maître de l'EFT. Malheureusement, pour des raisons professionnelles et personnelles, ce n'est pas possible. Vous verrez qu'elle sait fusionner son intuition et son travail EFT appliqué pour obtenir de merveilleux résultats avec des cas difficiles. Nous avons eu plusieurs entretiens téléphoniques et nous nous sommes rencontrés pour le déjeuner tout récemment. Quelle joie pour moi que d'avoir fait sa connaissance.
Elle raconte comment elle a utilisé l'EFT pour sortir de sa propre dépression et libérer plusieurs problèmes, TOUTE SEULE. Elle nous décrit ensuite comment elle a pu s'en servir pour les autres. C'est un article que vous voudrez peut-être lire plus d'une fois. J'en profite pour ajouter plusieurs commentaires personnels.
Bonne lecture.
Tendresse,
Gary
Sarah : Ma dépression me semblait causée par plusieurs problèmes non résolus.
Commentaire de Gary : C'est souvent le cas. Parfois, l'état qui est étiquetté "dépression" est en réalité un un cafard résultant d'un grand nombre de problèmes émotionnels non résolus. En s'occupant de cette liste de difficultés, on enlève à la dépression la base qui la "soutient" .
Sarah : Je me rends compte maintenant que j'étais déprimée depuis l'âge de 17 ans. Pendant quinze ans, j'ai ignoré la situation, ne comprenant pas pourquoi j'étais toujours malheureuse et irritable. Vers l'âge de 32 ans, je me suis retrouvée en thérapie et on m'a prescrit des antidépresseurs. Les médicaments me permettaient de mieux fonctionner, mais je ne voulais pas devenir dépendante de drogues. La thérapie m'avait aidé un peu, mais j'avais l'impression que je ne progressais plus. C'est ce désir de me libérer de cette dépendance qui m'a mené vers l'EFT.
J'ai commencé à me donner des sessions EFT il y a plus d'un an. Dès la première séquence, j'ai reconnu l'efficacité de la technique. J'avoue que la dépression n'est pas disparue instantanément et j'ai dû y travailler longtemps. J'ai tapoté pour des centaines de problèmes - ou aspects de problèmes : beaucoup de colère, de rejet, de chagrin, de reproches et ainsi de suite, sous tous les aspects possibles.
Commentaire de Gary : Voici un exemple d'un problème évident causé par des problèmes sous-jacents.
Sarah : Parfois, mes sessions étaient très désagréables. Il m'est arrivé à l'occasion, en travaillant un "gros" problème, d'avoir eu l'impression que le tapotement me causait une vibration douleureuse, dans tout mon corps. Je me sentais comme un robot défectueux dont les ressorts sautaient et rebondissaient partout. Je continuais alors le tapotement jusqu'à ce que cette sensation s'arrête.
Commentaire de Gary : Normalement, l'EFT est très doux. Lorsqu'il y a des sensations désagréables, c'est que la personne touche des problèmes fondamentaux qui se cachaient sous la surface. Je ne crois pas, en fait, que le tapotement cause ces sensations désagréables. Je crois que la sensation désagréable y était déjà, et que le tapotement lui a tout simplement permit de remonter à la surface.
Si les sensations sont trop désagréables, la personne peut consulter une thérapeute. Sarah a simplement choisi de persévérer jusqu'à ce qu'elle voie un changement.
Sarah : Dès mes débuts, j'ai bien ressenti que l'intuition avait un rôle important à jouer dans mes sessions EFT. Je suivais ma guidance et n'ai jamais eu à passer beaucoup de temps à essayer de tout comprendre. Je pensais soudainement à une situation qui avait besoin d'être travaillée, et parfois c'était bizarre et ne semblait pas vraiment reliée au problème !
Commentaire de Gary : C'est un phénomène que plusieurs praticiens ressentent. Parfois un problème qu'ils n'avaient pas reconnu remonte après quelques séquences EFT. Il s'agit d'intuition, bien sûr, mais aussi, ce travail soulève des couches de problèmes qui recouvrent le problème fondamental.
Sarah : Je faisais aussi de la kinésiologie, surtout parce que j'avais de la peine à mesurer l'intensité de mes sentiments et émotions. Depuis l'âge de 16 ans, j'avais choisi d'endormir ces sensations. Aussi, comme je prenais des antidépresseurs, je ne me SENTAIS pas déprimée.
Enfin, mon journal intime me rappelle que la dépression était partie quelques semaines après ma première séquence EFT. Elle est peut-être même partie plus tôt, je ne sais pas. Le pire avait été dégagé, mais quelques petites racines tenaces étaient restées.
J'ai persisté et trouvé un nombre de questions non résolues : un refus de me pardonner parce que je n'ai pas eu le courage de mes convictions, colère et rage contre moi-même (m'identifiant à la rage de ma mère), un sentiment d'avoir été rejetée par ma mère, une impuissance à me détacher de problèmes familiaux lorsque j'étais adolescente. Je croyais que j'avais été la cause des problèmes de ma famille. Je crois que c'est la raison pour laquelle je réagissais fortement aux problèmes qui m'entouraient, jusqu'à tout récemment - je revivais ces années, essayant de compenser pour ce que "j'aurais dû faire à l'époque". Une fois que j'avais reconnu ces problèmes, j'arrivais à les dégager en quelques minutes.
Je devrais mentionner aussi que mon médecin s'est tout de suite rendu compte de l'amélioration. Je lui avais dit ce que je faisais. Il était satisfait et n'a pas hésité à me permettre de réduire la dose de mes antidépresseurs et finalement les abandonner complètement.
Lorsque j'ai commencé à appliquer l'EFT, la dose de médicaments que je prenais était aussi forte que possible. Sous la surveillance du médecin, je suis passée à la plus petite dose possible, en quelques semaines. Après avoir pris cette faible dose pendant seulement dix jours, je lui ai demandé si je pouvais arrêter complètement. Il a voulu résister, disant "les recherches semblent démontrer que la plupart des gens qu souffrent de profonde dépression devraient prendre leur drogue pour le reste de leur vie". J'ai répondu : "Oui, mais monsieur le docteur, cette recherche ne tient pas compte des soins EFT qui ont été tellement efficaces pour moi."
Je dois ajouter que j'ai bien eu quelques rechutes de dépression depuis un an - 4 ou 5. Mais chaque fois, je me faisais des séquences et soulevait la dépresssion en quelques minutes. Je me suis probablement servi de quelques techniques alternatives à quelques reprises. Comme c'est extraordinaire de se sentir suicidaire à un moment donné et quelques minutes plus tard, se sentir parfaitement bien !
Une fois, ma dépression était très profonde, et j'ai travaillé quelques heures avant d'arriver à l'éliminer. Je l'ai ressentie quelques jours avant mon anniversaire, et chose étrange, aucun de mes soins ne semblait fonctionner. Je n'arrivais même pas à faire de la kinésiologie. J'ai réussi à progresser un peu en frappant l'un contre l'autre le tranchant de mes mains en disant : "Même si j'ai ce problème, je m'accepte profondément et entièrement." Je n'avais pas la moindre idée du problème qui se cachait derrière.
Finalement, j'ai pensé que j'obtiendrais peut-être un résultat si je disais : "Je ne mérite pas que ces sessions soient efficaces pour moi." Si je me souviens bien, ceci a exigé un certain temps avant de dégager, mais losque ce fut fait, j'ai pu de nouveau faire des séquences EFT sans problème. Et la cause derrière tout ceci était un traumatisme que j'avais vécu le jour de mes cinq ans. Pendant des années, j'étais malade et très déprimée autour de cette date.
J'ai aussi utilisé l'EFT pour traiter la dépression d'autres personnes. Une amie souffrait de dépression depuis plusieurs années. Elle prend une faible dose d'un antidépresseur, mais ce n'est pas toujours suffisant. Mais, même avec cette faible dose, elle se sent somnolente. Lorsque j'ai appris la technique EFT, j'ai proposé de la lui enseigner et de tapoter pour elle pendant quelques minutes, tous les deux ou trois jours, la rassurant qu'elle n'était pas dans l'obligation de me ranconter les problèmes qu'elle voulait travailler. Elle consultait des psychiatres depuis plusieurs années et passait presque toutes ses heures en thérapie à éviter les questions et surveiller sa montre.
Après avoir travaillé ensemble pendant quelques semaines, elle voulait bien passer une heure ou plus avec moi - pour me raconter les problèmes précis qu'elle voulait maintenant aborder : phobies, anxiétés, un traumatisme d'enfance ! J'étais surprise parce que c'est bien la dernière chose à laquelle je m'attendais !
À quelques reprises, sa dépression s'est agravée et ses médicaments n'avaient plus aucun effet, alors nous avons eu recours à l'EFT pour éliminer ses sensations dépressives. Elle est venue me voir un jour me disant : "Je suis suicidaire" et elle m'a demandé de tapoter avec elle. Nous avons travaillé pendant près d'une heure, et quand elle est repartie, elle était bien. À part ces quelques rares occasions, nous n'avions pas abordé le problème de la dépression, mais plutôt d'autres problèmes qui devaient être travaillés immédiatement. Et pourtant, après quelques semaines, elle a pu abandonner ses médicaments.
Malheureusement, quelques trois mois plus tard, il s'est produit un incident qui a ramené la dépression. Elle était assise devant moi, son menton reposant presque sur son torse, et presque incapable de parler. J'ai fait une session combinant l'EFT et d'autres techniques énergétiques, jusqu'à ce que la dépression disparaisse. Je crois que nous y avons travaillé pendant au moins une heure.
L'incident qui l'avait replongée dans la dépression pourrait sembler banal. Quelqu'un avait accepté pour elle qu'elle fasse un travail de bénévole. Nous avons persévéré, tapotant sur toutes les idées qui remontaient, jusqu'à ce qu'elle dise : "Je pense que ceci m'a dérangée à ce point parce je me suis sentie vulnérable, piégée... Comme lorsque j'étais petite et que mes parents me laissaient seule avec mon oncle, et je ne pouvais leur dire pourquoi je ne voulais pas être avec lui." Il avait abusé d'elle, sexuellement. Ce qui se passait en elle n'était donc pas étonnant ! Nous avons donc tapoté sur plusieurs aspects de la 'vulnérabilité', et à la fin, elle se sentait beaucoup mieux.
Quelqu'un qui l'a vue un peu plus tard a dit : "Mais je ne t'ai pas vue sourire et rire autant depuis longtemps ! C'est bon de te retrouver !" Plus tard, elle m'a dit : "C'était comme passer du noir au blanc. Auparavant, je ne pouvais rien faire, je voulais tout simplement mourir et tu as su m'aider à me sentir normale, comme si la vie n'était pas si difficile après tout." Mais j'avoue qu'elle n'est toujours pas parfaitement stable. Elle a rechuté quelques jours plus tard, nous avons de nouveau travaillé cette dépression et elle en est ressortie. Et ce cycle s'est répété à quelques reprises jusqu'à ce que les antidépresseurs recommencent à faire effet. Il nous reste encore beaucoup de travail à faire. Mais il y a quand même eu un énorme progrès, et c'est très bon signe que les symptômes puissent être éliminés, même si ce n'est que temporaire.
Commentaire de Gary : Plusieurs personnes auraient abondonné depuis longtemps, disant que les résultats obtenus avec l'EFT ne sont que temporaires. Selon moi, Sarah a raison de croire qu'il reste beaucoup de travail à faire. Il ne s'agit pas ici de l'un de nos miracles-minute. C'est plutôt une situation où l'amour, la persévérance et la conviction sont tout aussi nécessaires que l'outil qui est utilisé.
Adapté et traduit, avec permission.