Une cliente vient me voir pour un manque de confiance en elle. Puis en discutant avec moi, elle se rend compte qu'elle véhicule une peur depuis bien longtemps dont elle voudrait se défaire. Elle m'explique qu'elle conduit sa voiture sans problème, qu'elle peut monter comme passagère avec d'autres conducteurs sans problème sauf lorsque c'est son mari qui conduit. Tout à coup elle comprend pourquoi, le week-end quant son mari lui propose d'aller rendre visite à l'un ou l'autre ou d'aller faire un tour, elle refuse en prétextant qu'elle est mieux à la maison : en fait, elle vient de prendre conscience que son comportement était dirigé par cette peur... Elle en a froid dans le dos. Nous tapotons immédiatement sur la situation et après une séquence, elle me parle d'un accident qu'ils ont eu ensemble alors qu'il était au volant. Nous tapotons pour amener cette émotion à zéro. Je l'invite à se projeter dans le futur et é imaginer comment elle se sent rien qu'en pensant à rouler avec son mari. Hum, ce n'est pas ça encore, nous sommes à 5. Bon, alors je lui demande : "Avez-vous eu d'autres accidents avant celui-ci ?" Oui, deux autres dont les intensités sont non négligeables. Une fois ces deux événements amenés sur zéro, la perspective de rouler avec son mari ne semble pas la tracasser plus que cela. En partant, elle me dit : "On verra tout de suite, vous savez !"
La séance suivante, c'est elle qui prendra la parole en me racontant que sa peur a totalement disparu : "Imaginez-vous, je me cramponnais à l'accoudoir en permanence avant et je freinais à la place de mon mari tout le temps ! Je sortais de ces voyages totalement épuisée ... Or, nous sommes partis en vacances entre nos deux sessions et il n'y a pas de test aussi rédhibitoire que celui-ci car nous avions presque une journée de route où mon mari prend toujours le volant. Eh bien, rien, tranquille et j'ai même dormi. Mon mari n'en revenait pas." (Christine - Octobre 2003)