La dépression et un grand nombre de causes sous-jacentes

Gary : Je suis toujours ravi d'entendre les témoignages de cette praticienne EFT, qui pratique au Brésil. Sa persistence et son savoir-faire m'inspirent toujours.

Cette situatiion a permis d'aborder un grand nombre de causes sous-jacentes, énumérées ci-dessous. Il est impossible de dire avec certitude que le progrès a été fait grâce à l'EFT, ou aux médicaments, ou les deux. La praticienne croit fermement que l'EFT a joué un rôle important, et elle nous dit pourquoi. Enfin, peu importe la raison, la cliente a été soulagée et nous avons la chance de connaître l'approche adoptée par la praticienne. Voici son partage.

Tendresse

Gary

S : Ma cliente est de descendance juive, ses parents sont arrivés ici avant la guerre. Son père n'était jamais là. Sa mère critiquait sans cesse, violait son espace personnel et ignorait son besoin de tendresse.

À l'âge de 33 ans, elle a épousé un immigrant juif-russe qui avait été traumatisé par les effets de la guerre. Il était plus âgé qu'elle, et son père avait été dans le service militaire de la Russie.

Elle était dépressive depuis l'âge de 20 ans. Elle en a maintenant 42. Elle a vu plusieurs thérapeutes et psychologues, et a pris beaucoup de médicaments. Sa thérapie avec moi a commencé il y a quatre ans, avant que je ne connaisse l'EFT. Son estime de soi était au plus bas. Son mari se conduisait avec elle comme le faisait sa mère - il ne la cajolait jamais et la critiquait sans cesse.

Trois ans plus tard, j'ai commencé à me servir intensément de l'EFT, juste au moment où elle traversait une autre crise de dépression, très grave.

La situation qui a déclenché cette nouvelle crise est la suivante. Son mari a perdu son emploi et elle était seule pour subvenir aux besoins de sa famille (elle a deux enfants). Il refusait d'aider et devenait de plus en plus exigeant et violent, lui criant des injures devant leurs fillettes et lui lançant des objets (des verres, par exemple), il écoutait ses entretiens téléphoniques et il menaçait même de tuer sa mère (il déteste sa famille). Il démontrait beaucoup de signes de folie. Les enfants étaient de plus en plus perturbés. Il l'humiliait devant les enfants.

Elle était très blessée et est devenue profondément dépressive.

Elle est artiste graphique, très talentueuse, mais ne pouvait plus travailler, elle se sentait coupable et craignait de manquer d'argent, etc.

Le matin, elle était souvent tellement désespérée qu'elle ne voulait même pas se lever. Elle pleurait et s'accusait. Elle voulait mourir, s'échapper, ne voyait pas comment elle pourrait s'en sortir. Elle croyait que cette dépression ne finirait jamais.

Elle a essayé quelques médicaments, sans succès. J'ai proposé qu'elle fasse une thérapie de couple - son mari a carrément refusé.

Soins avec l'EFT :

Je lui ai proposé de faire la respiration claviculaire tous les matins, au réveil.

J'ai proposé qu'elle fasse des sessions EFT pour son manque d'estime de soi, pour sa dépression, parce qu'elle "ne pouvait pas faire ce qu"elle devait", "ne gagnait pas d'argent", "n'était pas une bonne mère". Après avoir tapé sur ces problèmes, elle pouvait se lever - nous avons aussi fait des sessions au téléphone.

Tout au long de la journée, elle faisait d'autres séquences EFT pour :

la terreur et le désespoir de traîner sa famille vers la banqueroute;

la peur de l'échec dans ce nouveau rôle - soit de subvenir seule aux besoins de sa famille;

la rage qu'elle avait contre son mari qui refusait d'aider et n'appréciait pas les efforts qu'elle faisait;

la croyance qu'elle ne pouvait pas augmenter sa clientèle;

la croyance que si elle devient la femme forte, sa famille la mettra davantage à l'épreuve, et elle ne pourra pas tenir le coup;

la croyance que sa famille (sa mère, son frère, son mari) saura la détruire de toute façon, alors autant demeurer victime - c'est son rôle dans la famille;

la croyance qu'elle ne sera jamais une bonne épouse et une bonne mère, puisqu'elle elle nulle dans ce domaine;

la croyance qu'elle souffre de dépression chronique, ce qui l'empêche de travailler, de vivre, de jouer le rôle de mère;

la croyance qu'elle n'a pas le droit de s'arrêter pour s'occuper d'elle, de ne rien faire, de marcher, nager, passer quelques heures dans une librairie;

la croyance qu'elle ne peut mettre fin aux abus de son mari parce que si elle ose le faire, elle le perdra - et elle a besoin de sa propre famille, même si sa vie est horrible - c'est cent fois mieux que la vie avec ses parents;

la croyance qu'elle est en sécurité dans son rôle de victime;

la croyance qu'elle doit travailler seule;

son dédain pour elle-même, puisqu'elle est dépressive, incapable, etc.

Les résultats que nous avons reconnus jusqu'à maintenant :

D'abord, elle est beaucoup mieux. Elle s'est associée à une autre artiste qui partage son bureau. Elle a recommencé à gagner de l'argent, et arrive à payer ses factures. Elle se sent plus forte, plus puissante. Elle a pris un peu de poids (elle était maigre et faible auparavant). Elle prend toujours des médicaments, mais je suis persuadée que l'EFT a fait toute la différence. Lorsque, malgré les médicaments, elle sentait le désespoir l'envahir, elle faisait quelques séquences EFT, et le désespoir se dissipait. Elle a parlé à son mari, lui demandant ce qu'il comptait faire pour sa famille, pour lui-même. Elle fait des séquences EFT tout au long de la journée, et chaque fois qu'une pensée négative se pointe.

L'EFT est devenu une partie importante de sa vie. Sa dépression est partie. J'avoue que les médicaments ont peut-être contribué, mais elle n'aurait jamais pu prendre toutes ces décisions personnelles et administratives sans l'aide de l'EFT.

Adapté et traduit, avec permission.